mercredi, janvier 16, 2008

 

KAREMENT ROOTS AVEC HORACE ANDY

Horace Andy

Jah Warren avec Matic Horns
Horace Andy est un des artistes les plus connus en reggae et ce fut un régal de le voir une semaine après Tiken au même endroit, au théâtre Lino Ventura!
Matic Horns est un tromboniste hors pair et nous a fait une version excellente de la musique du film "Le Parrain". Retrouver plus d'infos sur cet excellent musicien sur son Myspace!

 

TIKEN JAH FAKOLY SUR NICE

Jah Warren avec Tiken Jah Fakoly
Tiken Jah était à Nice au Théâtre Lino Ventura le 17 Novembre 2007 et a fait comme d'habitude un très grand show de presque deux heures. Big up à cet artiste africain qui, en plus d'être un excellent chanteur, est un des meilleurs ambassadeurs de l'Afrique, give thanks mister Fakoly et je l'espère à bientôt à Bamako!


 

KAREMENT ROOTS AVEC BISHOB

Rasta Gabby et Bishob

Jah Warren avec Bishob

Bishob est un chanteur d'exception. Il est produit par Manjul et est distribué par Makasound. Il nous a accueilli chez lui à Bamako. Retrouver une vidéo sur Youtube, en écoute sur le site de Makasound ou encore sur son Myspace


 

KAREMENT ROOTS AU MALI


Un très beau village dogon


Rasta Gabby en compagnie du chasseur du village


Un paysage magnifique entre deux villages Dogons

Même au Mali, on peut écouter Karement Roots :)


Les enfants d'une école se trouvant au niveau des collines des Rastas à Lassa à Bamako


vendredi, août 24, 2007

 

JAH WARREN AU NICE JAZZ FESTIVAL


De nouveau avec Groundation (Harrison) lors de son passage au Nice Jazz Festival

 
Jah Warren avec Bitty McLean, un très bon artiste reggae anglais !
Plus d'informations sur cet artiste www.myspace.com/bittymcleanmusic

 
Positive Roots Band from Toulouse, Concert vraiment sympa.
Plus d'infos sur ce groupe de la ville rose, positive-roots-band.com


 
Eh oui nos amis de Babyclone ont fait la 1ère partie au Nice Jazz Festival 2007!

 
Un artiste à découvrir absolument. Il s'appelle So Kalméry et sa musique venant d'Afrique est très belle.
Pour plus d'infos sur ce Monsieur (qui mérite d'être plus connu), allez sur son myspace http://www.myspace.com/sokalmery


 
Jah Warren avec Quest Love du groupe légendaire The Roots

 
Jah Warren avec Raul Paz(qui a les cheveux les plus longs?)


 

JAH LEGACY EN DIRECT CHEZ KAREMENT ROOTS

On a reçu ce très bon groupe du Var. Il s'appelle Jah Legacy et c'est du très bon roots comme Karement Roots l'aime.
Vous pouvez des infos relatives à leur actualité sur leur page myspace: http://www.myspace.com/jahlegacyfr
Ci dessus, Manu le chanteur.


Voici les deux choristes Eva et Carole.

N'hésitez pas à revenir pour une autre session Ina Di Karement Roots, big up Jah Legacy!

 

KAREMENT ROOTS AVEC ANTHONY QUE ET THE CYCLONIX

De gauche à droite: Ju Harper, Max (légèrement penché), Selekta Samolo, Rasta Gabby, Jah Warren, Anthony Que, Vanessa (Manager d'Anthony), Melody Mikee et Jyers.

 

ANTHONY QUE EN DIRECT SUR KAREMENT ROOTS

Big up aux musiciens de Cyclonix qui sont venus jouer pour Anthony Que à la radio. De tous les membres de Karement, ce fut un grand moment de radio. Si vous voulez des infos sur cet artiste, il y a tous les liens sur ce futur Grand Monsieur un peu plus bas sur la même page.


Si vous désirez des infos sur cet excellent groupe de Cyclonix, vous pouvez les contacter par myspace http://www.myspace.com/thecyclonix. Merci encore à tous d'être venus, super émission, jah ina our life!

 

GENTLEMAN ENFIN SUR LA COTE D'AZUR


On attendait depuis pas mal de temps un de nos artistes reggae préférés: Gentleman avec le Far East Band et les magnifiques choristes.
On espère qu'ils reviendront par chez nous et cette fois en tant que vedettes de la soirée.





Voici les choristes de Gentleman, et il y a une inconnue: la jolie métisse sur la droite.
A gauche vous pouvez apercevoir Mamadee et au milieu la copine d'Otto (Gentleman) la desormais célébre Tamika.


Gentleman est donc passé en premier dans ce concert où de bons noms ont défilé sur la scène de la Pinède: Nous avons pu voir Ziggy Marley, Sizzla et Alpha Blondy.
Bien entendu, le show de Gentleman était celui que nous avons apprécié le plus.
Ce fut sûrement le concert qui a amené le plus de monde ces derniers temps sur la côte d'Azur.


Voici une partie des musicos d'Alpha Blondy avant le concert. Ils en ont profité pour nous faire un jingle original avec que de l'instru.




jeudi, août 23, 2007

 

L'ENDROIT REGGAE DE LA COTE D'AZUR


Le Jah Bar est le bar reggae de Nice, n'hésitez pas à y faire un tour, on est très bien accueilli!
Ca se trouve à côté du Novotel (près de l'acropolis).
Big up à Polo

 

SOJA A AUBAGNE



L'équipe de Karement Roots s'est donc rendu sur Aubagne afin de voir de plus près le groupe américain (from Washington DC) Soldiers of Jah Army.
Nous en avons ramené pour récupérer deux Karement Rootiens (on appelle comme ça les personnes de l'émission Karement Roots) à Aix.
Ci contre Bobby Lee Jefferson un des deux chanteurs de SOJA (celui qui a la voix new Roots)











Nous avons fait une interview des deux chanteurs de SOJA. Vous aurez très bientôt l'interview en ligne.
Ci contre Jacob Hemphill










Voici l'équipe presque au complet: De gauche à Droite
Selekta Samolo, Princesse Melanice, celui qui se cache derrière c'est Haiki, Princesse Aniiiiiiiice, Jah Warren et le selekta Rasta Gabby.
Petite anecdote: Melanice a chanté en direct live avec SOJA, c'était un grand moment!

Merci encore à Music Action et à SOJA pour le moment qu'on a passé. Respect!








 

LA CHRONIQUE DE SOJA


Karement Roots a fait la chronique de SOJA qui devrait faire parler d'eux dans un futur très proche et il faut les voir en concert c'est vraiment excellent. Vous pouvez retrouver la chronique sur reggae.fr.

http://www.reggae.fr/liste-articles/2_917_SOLDIERS-OF-JAH-ARMY---Get-Wiser.html

Soldiers of Jah Army (SOJA), originaire de Washington DC, est le groupe de reggae américain dont on parle le plus à ce jour. « Get Wiser », le dernier des 4 albums de SOJA, a été produit, enregistré, mixé et mastérisé par Jim Fox des studios Lion Fox (Groundation, Israël Vibration).A la première écoute, on sent une influence Groundation, niveau vocal et instrumental, mais on s’aperçoit très rapidement que SOJA possède son propre style.La complémentarité des chanteurs Jacob Hemphill et Bobby Lee Jefferson fait merveille sur les chansons « Faith, Works », « You don’t know me » et « 911 ».Hemphill possède une voix calme se mariant superbement avec l’instrument lourd de SOJA, alors que B. Jefferson a une voix plus adaptable au new roots actuel comme on peut l’entendre avec l’excellent morceau « Be Aware »Le groupe est bon instrumentalement et les chansons varient d’un style à l’autre, enchaînant tantôt du reggae roots, tantôt du reggae ragga plus explosif.On remarque d’ailleurs des bons solos instrumentaux avec entre autres les titres « Can’t tell me »(Guitare), « Sorry » (moment impressionnant avec les percussions) ou encore « Devils » (une pure merveille de 9 minutes avec les solos violons).SOJA a des textes profonds et réfléchis qu’on retrouve chez les artistes Jamaïcains, parlant ainsi de leur croyance en Jah, de Babylone, d’amour etc.… Les paroles sont donc très conscious. Le CD démarre d’ailleurs par « Open my Eyes » où J.Hemphill chante la chance qu’on a d’être sur terre en dépit des malheurs qu’on peut rencontrer.A noter aussi le featuring de Carmelo Romero avec le titre « Can’t tell me » qui donne une ampleur à la chanson car la voix ainsi que sa langue se mélangent vraiment très bien au son de SOJA et à la voix de Hemphill.Get Wiser est un excellent album de reggae qui peut plaire à la fois aux amateurs de reggae des années 70 et 80 et ceux adeptes au nouveau reggae. Il est rare de trouver un album aussi bon du début à la fin et c’est ce qui fait de Get Wiser un album à se procurer absolument.

 

ANTHONY QUE A CANNES

Le 1er Jamaicain à venir à la radio et cet artiste a un très grand talent. On a même retrouver un de ses cds à Amsterdam :).
C'est un chanteur très sympathique et qui nous a amené le temps de l'émission en Jamaïque.

Voici quelques infos relatives à son actualité:




Il a un site internet à son nom: http://www.anthonyque.com/
Il possède aussi un compte myspace où vous pourrez écouter ses chansons:
www.myspace.com/anthonyque
Vous pouvez même visionner son concert fimé par Karement Roots sur Youtube (Tapez Cyclonix qui est entre nous un super groupe et Anthony Que).
Enfin le must c'est un extrait de son passage à la radio.
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoID=8487886
Enjoy et thank you again Mister Anthony Que





 

GROUNDATION AU LINO VENTURA

Karement Roots en compagnie de l'attaché de presse de Groundation, Aurore. Elle fait partie de Music Action qui organise entre autres le Sun Ska à Cissac près de Bordeaux!
Le concert de Groundation fut excellent ainsi que les musiciens avec qui on a passé un très bon moment. Big up à Harrison Stafford.
Ci dessous vous trouverez l'interview complète de Groundation mise en ligne sur reggae.fr.(http://reggae.fr/lire-interview/112_interview-Groundation.html)

Tout dernier opus du groupe «reggae roots» californien : GROUNDATION. Avec plus de 60 000 CD’s de leurs précédents albums vendus en France uniquement, deux concerts «sold out» au Bataclan à Paris en juin dernier et un passage mémorable pour la fête de la musique à l’Hotel de Sully, GROUNDATION est devenu un des groupes incontournable de la scène reggae dans le paysage français.
Avec «Upon The Bridge», GROUNDATION nous présente son meilleur album à ce jour: un son a couper le souffle, 11 titres d’une rare intensité produits par Harrison (leader charismatique du groupe) et Marcus (claviers), le tout enregistré, mixé et masterisé par le légendaire Jim Fox des studios Lion & Fox à Washington (Israel Vibration entre autre) avec des featuring de poids comme Pablo Moses et I Jahman Levy (
www.nocturne.fr)
Nous en avons profité pour poser quelques questions à Harrison lors de sa venue sur Nice!
Merci aussi à Music Action (
www.musicaction.fr)

Combien de temps cela vous a pris pour faire « Upon The Bridge » et pourquoi avoir choisi ce nom?
A la minute où « We Free Again » était fini dans nos esprits, nous nous sommes tournés vers « Upon The Bridge » dans lequel nous avons fourni beaucoup d’effort. « Upon the Bridge » est le voyage d’une personne en général et traduit la façon dont nous voyons la vie : nous voyageons dans le monde entier, rassemblant des personnes ayant la même mentalité, c’est-à-dire aimant la vie, la musique, la créativité et l’art du développement humain. En même temps, nous voyons l’humanité sur un terrain vacillant. Nous sommes sur ce pont et nous devons prendre des décisions mais nous devons avancer de manière rationnelle si nous voulons atteindre un terrain plus solide. Nous avons donc beaucoup de travail à accomplir!


Quand nous avons reçu votre Cd, nous avons eu l’agréable surprise d’y trouver un conte. Pouvez-vous nous expliquer ce que vous voulez nous transmettre comme message?
Nous avons voulu nous faire connaître un peu mieux, expliquer au public les différents sujets de Groundation. « Young Tree », « Each One, Teach one », « Hebron Gate », « We free Again » ne sont pas des albums indépendants, ils sont tout à fait liés, ils représentent une part de notre évolution, de notre temps … Ce qui nous amène à aujourd’hui et donc à « Upon The Bridge » avec cet individu qui arrive et se retrouve devant ce pont. C’est toujours le même personnage dans la chanson « Dream » de « Young Tree ». On le retrouve aussi dans « Each One teach One » et devant le portail dans « Hebron Gate ». C’est donc toujours le même individu qui se retrouve devant des situations différentes.
Avec ce conte, nous avons voulu créer quelque chose de spécial. Vous savez, de nos jours, les gens n’achètent plus tellement de CDS mais nous avons besoin d’en vendre pour vivre et nous avons donc fait quelque chose de particulier pour ceux qui ont acheté le cd. Si vous gravez le cd, vous aurez la musique mais votre ami qui aura le cd lui dira: « Oh! Tu ne connais pas l’histoire? Tu ne sais pas ce que veulent dire les chansons! » Car toutes les histoires sont expliquées et représentées dans ce supplément. Par exemple on parle d’une personne qui est le gardien du pont (c’est un sage). Ce gardien est représenté par deux personnages du reggae: Ijahman et Pablo Moses.
Est-ce que cette histoire va continuer?
Certainement mon ami. Cela va continuer mais sur un autre chemin. Beaucoup de travail nous attend mais nous avons une vision du prochain album. Tout est une question de temps. Quand vous êtes en tournée, vous ne pouvez pas développer vos idées et les albums prennent de plus en plus de temps à se réaliser. Ecrire l’histoire est un concept dur et long à se dessiner. Quand nous aurons du temps, la suite se développera par soi même et sera encore plus dense.

Le prochain album sera-t-il dans le même style?
Ce sera différent. Ce sera bien entendu connecté mais les pensées du futur album ne sont pas encore définitives tant qu’il n’est pas terminé. En ce moment, l’album est juste dans ses formes les plus basiques. Dans les prochains mois, on va s’y concentrer et le commencer sérieusement.

Est-ce que « Upon The Bridge » est pour vous le meilleur album?
Bien sûr, le meilleur album est toujours le prochain à venir. Si mon album favori est le deuxième ou le troisième, qu’est-ce que je suis en train de faire? La vie n’est elle pas une progression? Tu essaies d’apprendre, de grandir avec les musiciens et chacun apporte son impact, son style. Nous essayons de faire Groundation encore plus Groundation. Le premier album était en quelque sorte notre base. A partir de là, notre groupe a évolué comme notre musique. Le prochain sera à coup sûr différent mais cela restera du Groundation!

Dans la préface de votre conte, vous avez écrit « I man just a chanting for your crisis, playing music for no prizes ». Pouvez-vous nous expliquer cette citation?
Nous chantons sur la vie de maintenant, sur ce qui nous semble être un moment opportun. Nous devons rassembler notre énergie et faire un travail positif pour ces gens croyant à un monde meilleur, pas pour cette avarice, cette politique. Nous devons vraiment penser à la planète et à nos enfants. En ce moment de crise, nous chantons sur le présent, si tu ne veux pas l’entendre, c’est ton choix, mais nous parlons du présent et c’est la raison principale pour laquelle nous faisons de la musique. Nous n’avons aucun désir d’être sur MTV ou de recevoir une récompense, nous parlons simplement de la vie. Si ça ne t’intéresse pas, cette musique n’est pas pour toi!
« I man just chanting for your crisis », quand je dis la votre, je parle de la mienne aussi, de notre crise, de ce qui se passe dans la vie. Nous ne jouons pas de la musique pour les récompenses mais pour la faire vivre, la musique ne vit pas pour une question d’argent ou de filles, elle vit parce que notre cœur bat comme notre âme, ce qui nous humanise.

Pourquoi avoir choisi de faire des featuring avec IjahMan Levi et Pablo Moses?
Ce sont 2 de mes chanteurs favoris qui habitent en Jamaïque et qui ne font pas beaucoup de tournée. Occasionnellement, ils viennent en Europe pour des concerts mais la plupart du temps ils en font peu, ne font pas beaucoup d’albums et refusent de faire des Dub plates, je les admire vraiment!
Quand nous avons fait « Upon the Bridge », je leur ai dit: «Il y a un personnage principal et nous aurions besoin de vous ». Ils nous ont dit qu’ils étaient là pour nous. Ils sont donc venus de leur montagne Jamaïcaine et ont enregistré avec nous. Ils sont le gardien du pont.
Pourquoi n’avoir pas choisi de faire des featuring avec des artistes reggae plus récents?
Cela changerait tout, l’album a été écrit avec Pablo Moses et Ijahman en tête!

Que pensez vous du renouveau du reggae qu’on appelle new roots ou encore One drop et pourquoi n’avoir jamais partagé de chansons avec ces artistes?
Je ne sais pas. Pour moi, le reggae est toujours représenté par les anciens de Jamaïque. La musique de mon époque était celle des années 70: Bob Marley, Burning Spear, Gladiators, Twinkle Brothers, Culture etc… J’apprécie quand même ces chanteurs car le son m’est familier.
Alors pourquoi n’avoir fait aucune chanson?
Je ne sais pas, dans mon esprit, il y a beaucoup à prouver. Pendant les années 80 et 90, le reggae avait une autre tournure avec leurs lyrics sur les guns, les femmes… plusieurs de ces artistes ont chanté des paroles comme ça il n’y a pas si longtemps que ça. Si tu es vraiment « Conscious », ce n’est pas seulement sur un album ou quelques chansons! Tu te dois d’être conscious et les chanteurs uniquement attirés par l’argent, je ne les connais pas. Ijahman, je le connais, Pablo Moses, je le connais.
Pourtant il y a des jeunes artistes avec cet esprit « conscious », comme Chezidek par exemple!
Pour moi, c’est plus dur. Si on revient dans le temps, dans les années 70, tu avais des vrais chanteurs, qui développaient leurs propres chansons, leurs propres pensées. Ils n’ont pas été amenés directement dans un studio par les producteurs qui leur faisaient écouter un Riddim et leur demandaient d’écrire une chanson dessus. Non, non, non, ils chantaient leurs chansons à la campagne. Ils venaient ensuite dans les studios. Venir chanter en studio signifiait transmettre ce qu’on avait à dire. C’est comme ça qu’on a des albums d’Ijahman et de Pablo Moses. Je n’ai pas encore entendu de chanteurs modernes qui arrivent à ce niveau et quand ils y arriveront, je dirais OK.

Que penses tu donc de la collection Inna De Yard?
Ces albums sont toujours aussi bons, c’est comme s’ils avaient été fait dans les années 70. Ils ont cet esprit de « battant », c’est-ce que j’aime. Nous ne jouons pas de la musique pour les titres. Aujourd’hui, j’en vois beaucoup dans ce cas, il faudrait d’abord qu’il prouve dans la durée et non pas seulement sur un seul album. Beaucoup de gens me posent la question si je vais chanter avec Gentleman, etc… Je réponds que ce sont des bons artistes mais je ne sais pas comment l’expliquer. Quand je dis « Je ne sais pas », je veux dire que tu peux écouter de la pop mais quand tu écoutes vraiment ce qu’ils font, cela a une finalité commerciale. Tu n’écoutes pas vraiment l’artiste car il pourrait être n’importe qui. C’est comme dire que tu aimes une fille dans une chanson et que dans la suivante que tu fais l’amour à plein de femmes. Tu ne peux pas être comme ça, cela voudrait dire que tu ne t’estimes pas. Ce que j’aime, ce sont les gens comme les Congos qui, années après années, parlent de justice et des droits de l’homme.

Quels sont donc les messages que tu veux faire passer à travers vos chansons?
Le but est de rallier les gens. Je crois en l’intelligence de la race humaine, plus que ce qu’on l’estime de nos jours. Je pense que nous capables de développer une façon de vivre qui sera auto suffisante. Je pense que nous pourrons produire une longévité de vie pour nos enfants. Je crois en ces choses, en l’égalité de la race humaine et c’est pourquoi le public demande cette musique.

Quels sont les Feed Backs sur l’album « Upon the Bridge »?
J’ai entendu de bonnes choses de la part du public, nous ressentons leurs bonnes vibes et nous sommes honorés d’être capable d’explorer notre créativité musicale de façon totale. Dans « We Free Again », nous avons essayé beaucoup de choses différentes musicalement. C’est un album avec une musique progressive. Quand nous avons vu que le public aimait vraiment cet album, nous nous sommes dit : « Cool, nous sommes libres! ». Cela nous prouve que nous sommes capables de faire ce que nous voulons et faire apprécier notre musique. Voir la réaction du public sur « We free Again » était excellente. Nous sommes libres de créer tout ce que nous voulons faire et nous avons donc créé « Upon The Bridge » comme nous le sentions. J’aime cet album grâce à son nouveau souffle, son tempo. Il y a des passages vraiment intenses, le groupe improvise, ces moments sont « Pffff » (reste sans voix)

Tu fais partie des « 12 tribes of Israel ». Peux-tu nous en dire plus et quel impact cela a sur ta vie?
Il faut d’abord expliquer qu’il existe 2 versions différentes quand on évoque les 12 tribes of Israel. Une vient de Jamaïque à laquelle je n’appartiens pas. Il existe une autre version des 12 Tribes: Les Levy, les Judas, les Ruben,… Si on retrace 1000 années de descendance en partant de ma mère, je viens des Levy. C’est à cette tribu des « 12 Tribes of Israël » à laquelle j’appartiens. Je pense que cela a un impact sur ma vie mais pas autant qu’à l’époque de mes grands parents car il y avait toujours une connexion directe avec les Terres à l’Est (Israël) au moment ils sont venus habiter aux Etats-Unis. Mon père m’a toujours enseigné: « La religion est une bonne chose mais aussi une source de beaucoup de problèmes ». Il n’a jamais voulu être affilé à la religion, il était en quelque sorte anti religieux. Il venait avec nous au temple de temps à autre et priait et ma mère adorait les synagogues et elle était assez stricte dans le temple. J’étais à l’école normale, puis dans une école juive après les cours pour y étudier la Tora, le Talmud, les livres de Moïse. Cela a donc eu un grand impact de ce point de vue là car les anciens étaient toujours là pour te parler de l’exode, toutes ces choses, l’holocauste, la persécution des juifs.
Donc quand nous sommes venus sur la côte Est des Etats-Unis, mes grands furent les seuls à rester car les autres n’aimaient pas les USA et sont donc repartis en Europe. C’était le moment où Hitler régnait et ils furent tous tués. Seuls mes grands parents ont survécu. C’était un miracle à travers l’exode, à travers Babylone, Rome, l’Espagne, toutes ces places, c’est un miracle d’être ici. C’est très important pour moi.
Je pense que j’explique encore mieux les pensées de mon père dans mes chansons. Ce n’est pas seulement parler d’une religion en particulier, cela concerne plus tout le monde. Ce lien avec la descendance est donc important pour moi mais en faire quelque chose de primordial n’est pas nécessairement juste car nous avons tous une descendance propre, nous n’avons pas été impliqués dans les mêmes problèmes au même moment. Pour moi, retracer ces étapes est une bénédiction et une très bonne chose. Et la chose principale, c’est que nous sommes tous là en ce moment et que nous avons de grandes choses à accomplir.

Si tu n’étais pas chanteur, que ferais-tu?
Yaouh! Yaouh! J’ai été prof à l’époque donc j’enseignerai. L’histoire du reggae a été une matière que j’enseignais. C’était une 1ère aux Etats-Unis, donc je voudrais faire ça.
Sinon qu’est-ce que je ferais? Je serais probablement un chanteur dans un temple, j’adore chanter mais si je ne pouvais pas faire ça (réflexion) Pas de musique, pas de chant. J’en sais rien vous savez. Il y a un moment de ma vie où j’aimerais bien partir dans un endroit plus calme que ce soit en Afrique, au Far East. Je pourrais aussi devenir politique car sans musique je serais frustré. (Rires) Donc je sortirais et parlerais encore.

Demain nous allons « Upon the Mountain », seras-tu de la partie?
(Rires) Ouh!!! J’aimerais beaucoup mais nous devons quitter la ville demain matin tôt à cause du carnaval de Nice. Mais la prochaine fois, nous irons ensemble ensemble avec plaisir!

Propos recueillis par Karement Roots (Rasta Gabby et Jah Warren)

jeudi, janvier 25, 2007

 

INTERVIEW DE WINSTON MCANUFF

Quand et comment as tu rencontré Romain et Nicolas de Makasound? C’est grâce à Patate Records qui m’a invité pour faire un concert avec Alton Ellis, Earl 16 et Rod Taylor près de Paris en 1999. Romain et Nicolas sont venus me rencontrer dans mon hôtel.

Comment vous est venue l’idée de créer le Label Makasound ? Pensiez vous qu’il y avait un besoin de créer un label reggae en France à ce moment ? Je n’avais pas enregistré d’albums pendant presque 20 ans. C’était un peu comme des années de silence bien que j’ai toujours voulu trouver une maison de distribution. J’ai pourtant essayé à Londres mais je n’ai jamais trouvé le succès. Quand j’ai rencontré Romain et Nico qui étaient venus pour faire une interview, je leur ai fais écouter les chansons que j’avais faites durant ces 20 dernières années. Ils ont adoré ce qu’ils ont écouté. Ils travaillaient dans la distribution à cette époque et je leur ai demandé : « Essaie de monter un deal de distribution » et Nicolas n’arrêtait pas de dire : « Non, c’est impossible, j’ai déjà essayé plein de fois », je lui ai dit « Continue donc à essayer !». 9 mois après, ils m’appelèrent : « nous allons créer un label et démarrer la distribution ». J’étais bien chaud pour ça, et c’est comme ça que tout a commencé.


Est ce que Makasound a contribué à une certaine renaissance pour ta carrière ?
Certainement, mais je n’étais pas considéré comme mort, j’ai toujours travaillé et je savais que quand cela allait venir, je serais presque prêt. Makasound a vraiment cristallisé le tout et c’est très intéressant d’avoir une base pour travailler.

Tu as sorti 3 albums avec Makasound. Tu as bien entendu rencontré beaucoup de stars du reggae et maintenant tu as décidé de te tourner vers un nouveau style : Bazbaz Orchestra et Java. Est-ce dur d’adapter le reggae avec d’autres instruments comme l’accordéon par exemple ?
Quand tu as une façon de jouer, tout dépend des capacités de tes musiciens. Pour moi, c’est juste une question d’adaptation. C’est un peu l’eau (comme l’a dit Bruce Lee). Je m’adapte à n’importe quel contenaire, tu prends la forme du contenaire dans lequel tu te trouves. Mais le plus dur dans tout ça est de devenir l’eau.
Donc je n’ai pas imposé de style à Fixi et Bazbaz, à part peut être le groove. Nous nous sommes adaptés et avons pu ainsi développer notre originalité.

As-tu reçu des échos pour ces deux derniers albums ?
Oui, pour l’album avec Bazbaz, beaucoup de monde m’a dit que j’étais malade de l’avoir fait. Mais à ce que je sache, si les gens ne te disent pas que tu es fou, tu ne fais pas de progrès. J’ai toujours continué à travailler et finalement beaucoup de gens sont revenus me dire : « Oh Winston, nous sommes désolé car l’album avec Camille Bazbaz est vraiment excellent »

As-tu des projets similaires dans un futur proche ?
Nous venons juste de commencer (je ne devrais peut être pas le dire) une nouvelle session en Jamaique avec Bazbaz. L’album devrait sortir durant l’année 2007, histoire de ne pas être trop rapproché de « Paris Rockin’ ». Peut être allons nous prendre une pause, mais il est prévu qu’on fasse un Drop tour avec Sly and Robbie.


Propos recueillis par Jah Warren à Marseille le 18/11/06

mardi, janvier 23, 2007

 

INTERVIEW DE MARTIN JONDO


Le public français voudrait en savoir un peu plus sur toi?Comment et quand as-tu découvert le reggae ? Quand j’avais 15 ans, j’ai entendu le premier son reggae qui s’appelait ‘Under Mi Sleng Teng’ (titre de Wayne Smith). J’ai entendu les paroles et j’ai vraiment aimé ce son. J’ai donc commencé à m’impliquer dans la musique reggae car les paroles étaient tellement fortes pour moi et qu’elles m’ouvraient les yeux. Je me sentais vraiment bien quand j’écoutais du reggae (vers mes 15 ans) que j’ai commencé à faire du reggae.

Quand as tu su que cela allait prendre une place importante dans ta vie? Dès mes 15 ans je le savais déjà mais c’est à l’âge de 18 ans que j’ai su que je voulais vraiment faire de la musique, je voulais juste être un musicien et faire de la musique toute ma vie.


Je trouve que tu voix assez particulière. As tu donc des influences comme Junior Murvin par exemple? Non, j’ai vraiment été influence par Bob Marley bien sûr, mais aussi par tous les artistes reggae Jamaicains comme Burning Spear, Mutobarouka, Peter Tosh et tous ces reggae men.

Tu as rencontré Gentleman 4 ans auparavant. Peux tu nous en dire plus sur votre relation et comment a-t-il influencé ta carrière ? Il a grandement influencé ma carrière parce qu’il m’a emmené avec lui à ses concerts. La première fois que je l’ai connu, je vendais des T-shirts pour lui. Je suis donc allé avec lui pendant sa tournée et il m’a fait monter sur scène, c’était comme un énorme cadeau, c’était mon anniversaire tous les jours. Quand je pouvais monter sur scène, c’était une grande fête et il m’a fait connaître l’ambiance « live ».


Tu as sorti un maxi “Rainbow Warrior” et maintenant un album “Echo and Smoke”. Quand l’as tu enregistré et combine de temps ça t’a pris? Pour l’album, j’ai pris plus de 2 ans, mais ce n’était pas deux ans de travail continu quotidien. C’était plus un mois de travail, un mois à faire une pause et faire des concerts. Ca m’a pris longtemps pour le réaliser , presque deux ans pour qu’il soit prêt..

Tu abordes beaucoup de sujets dans cet album. Quel message veux-tu faire passer ? Oui, je fais passer un message de la musique reggae. C’est ce qui est au centre de ma vie. Et j’y parle aussi de ma vie personnelle, de mes relations avec les femmes, l’amour et les choses comme ça. C’est ce qu’on trouve sur “Ecko and Smoke”.


J’ai vu dans ta biographie que tu es vraiment influence par le movement rasta. Es tu un vrai rastafarien? Non, je ne suis pas un rastafarien. Quand j’ai découvert ce style de vie à 15 ans, je voulais être rasta, j’avais des dreadlocks et tout le reste. Je voulais vraiment apprendre le style de vie des rastas mais c’était très compliqué car je vivais en Allemagne où il n’y a moins de rastas qui vivent suivant ce mode de vie, parlant Américain, etc… Et un jour, j’ai trouvé mon style avec la connaissance du plus grand Rasta Selassie I: Le rastafarisme n’est pas complètement mon style même si je l’adore. C’est la plus grande influence de vie. J’ai une influence qui est un mélange du mouvement Rasta et des gens d’Inde et d’Asie . Je pense qu’il y a une véritable similitude entre les rastas et ces personnes qui croient en Zarus (qui prient régulièrement leurs dieux) et les Jamaicains qui étaient des esclaves chez eux. Je pense qu’il y a une grande connection entre eux.


Peux tu nous en dire plus à propos de ton future, as tu prévu quelque chose? Vas tu faire des concerts prochainement ?
Oui, je vais jouer en concert en Allemagne pour des festivals Durant l’été 2007 et je vais essayer de jouer des concerts en France, nous travaillons dessus pour 2007.

Penses tu à faire un concert reggae allemand avec Seeed, Gentleman et Patrice?
J’aimerais bien le faire. Surtout que je connais bien Gentleman, que j’ai déjà joué avec Seeed, je crois que j’ai aussi déjà fait des premières parties de Patrice. Je m’entend vraiment bien avec eux.

Et donc un gros concert à Paris?Nous allons essayer. Je vais travailler dessus et donner le meilleur de moi-même.
Propos recueillis par Jah Warren Décembre 2006

mardi, décembre 26, 2006

 

KAREMENT ROOTS AVEC BABYCLONE SUR 103.4 FM DE 22H A MINUIT!



Le très populaire groupe Niçois Babyclone est venu faire la promotion de leur concert (avec les Sons of Gaïa et le sound system Lion Roots le 09/12/06) chez Karement Roots. Encore une excellente émission avec des lives et une playlist d'un très bon niveau, on vous revoit avec plaisir les gars! Pour mieux découvrir ce groupe allez checker leur website http://babyclone.skyblog.com/ ! Bless

 

MC JAGGAE, KAYANS ET THE ORIGINAL GLADIATORS EN CONCERT A NISSA!

















Karement Roots a rendu visite au différents artistes venus pour ce concert organisé par Image Publique! La première partie a été assuré par MC Jaggae (www.myspace.com/jaggae), artiste niçois à découvrir! Big up à Kayans et aux Gladiators, see U very soon

 















Gros concert encore salle 700 Nikaïa avec la venue du groupe légendaire Gladiators. Al a remplacé son père au chant et ca reste néanmoins très bon! En première partie Jimaï des Kayans est venu présenté son dernier album(réalisé avec le Band Gladiators), très bonne surprise car il a mis une très grosse ambiance. Jah ina your life!

 

JAVA VS MCANUFF AU MOULIN A MARSEILLE












Sûrement le meilleur concert(avec celui de Gentleman, à Marseille encore) que toute l'équipe de Karement Roots a vu cette année, c'était le 18 Novembre. Habillé tout en vert, RWan a fait une prestation énorme avec sa Radio Cortex en 1ère partie, avant de laisser le micro à Winston (avec Fixi à l'accordéon). Rwan est revenu à la fin pour faire les célèbres chansons de Java et mettre le public en délire. Plus d'informations sur ce concert sur www.makasound.com. Bless à tous ces artistes!

 
















Voici un moment privilégié avec Winston McAnuff avant le concert où nous avons discuté pas loin d'une heure. Vous trouverez une chronique de son dernier album "Paris Rockin'" sur http://reggae.fr/liste-articles/2_854_Winston-McAnuff---Paris-Rockin-.html . Big respect à ce grand monsieur du reggae!

 

JAVA VS MCANUFF AU MOULIN A MARSEILLE


 

KAREMENT ROOTS AVEC THE CONGOS!




Karement Roots a rencontré comme d'habitude les artistes à la fin de leur show. Vous verrez donc Rasta Gabby (ça pousse ça pousse les cheveux,:) et Samolo avec les musiciens des Congos, Jah Warren avec Cédric des Mython Congos. A très bientôt sur notre Côte d'azur! Et aussi merci à Image Publique qui organise des concerts de reggae de plus en plus souvent!

 

THE CONGOS A NISSA













The Congos sont passés à Nice le 1er octobre 2006, et je crois que c'est un des meilleurs shows que j'ai vu à la salle 700 du Nikaïa(Nice), ils ont mis le feu comme rarement à cet endroit. Big respect à ces artistes plus trop jeunes mais qui ont su garder leur énergie! Bless

 

LEIDO DE RETOUR DANS L'EMISSION



Et oui, Leido est revenu nous rendre visite avant un petit concert comme d'habitude! Venez nombreux les découvrir sur www.myspace.com/leidomusik, et aussi les lundis soirs de 22h à minuit!

lundi, octobre 16, 2006

 

KAREMENT ROOTS AVEC ROOTSKAYA, RUDE BOY SKUNK ET LYRICSON



Encore un grand travail de la part Fish My Kiss qui nous a permis de voir plusieurs groupes de reggae dont les locaux de Rude Boy Skunk, Rootskaya et Bousin Son Sistema.
Pause et Lyricson ont fait également une très bonne prestation, seul bémol: il aurait été intéressant de voir Lyricson avec son band et non pas seul chantant sur des riddims, mais il nous a gratifié d'un bon spectacle. Bless à tous ces groupe!!!

This page is powered by Blogger. Isn't yours?